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« Passion patrimoine : sur la route Napoléon », un film de Gary Grabli et Maha Kharat, le 6/02 à 20h45 dans Des Racines et des Ailes sur France 3

Ce nouveau numéro de la collection « Passion Patrimoine » vous propose un voyage entre mer et montagne, à la découverte de l’une des plus belles routes de France : la Route Napoléon ! Reliant la Côte d’Azur aux Alpes, elle traverse, sur plus de 300 kilomètres, des paysages d’exception. Cette route doit son nom à un épisode mythique de l’histoire de France : le vol de l’Aigle… En 1815, l’empereur s’échappe de l’île d’Elbe et remonte à pied vers Paris avec 1200 hommes pour reprendre le pouvoir à Louis XVIII.

Tout au long de ce trajet, autour de l’actuelle route nationale 85, entre Grasse, Digne-les-Bains, Sisteron, Gap et Grenoble, Véronique Voirin, auteur de guides sur sa région, nous fait rencontrer des passionnés qui protègent des trésors naturels et architecturaux. Férue d’histoire et de patrimoine, elle suit les pas de Napoléon Ier pour la préparation de son prochain ouvrage…

À Grasse, capitale du parfum, Carole Biancalana cultive le jasmin et les roses. Elle a créé l’association des fleurs d’exception du pays de Grasse afin d’aider de jeunes cultivateurs à s’installer dans la région. À Digne-les-Bains, le campanile de la cathédrale Saint-Jérôme est reconnaissable à des kilomètres à la ronde. Mais la structure métallique datant de 1618 présente des signes de fatigue. Avec l’architecte des monuments historiques Michel Trubert, nous grimpons au sommet de cet édifice remarquable. Un peu à l’écart de la ville, nous survolons en ULM la Réserve Géologique de Haute-Provence, la plus grande d’Europe.

À Sisteron, verrou historique sur la Durance, Lucien Mapelli restaure depuis quarante ans l’imposante citadelle. À l’ouest de la route, au cœur de la Drôme provençale, une association se bat depuis vingt ans pour réhabiliter le village de Sahune, déserté au XIXe siècle.

Direction aussi le Champsaur, qui surplombe l’unique bocage de montagne de France. C’est ici qu’une cinquantaine de passionnés vit une fois par an une expérience extraordinaire. Ils restaurent, à près de 3000 mètres d’altitude, un canal artificiel bâti par leurs ancêtres il y a 130 ans pour apporter l’eau d’un glacier jusque dans la vallée…

C’est le nez au vent qu’Yves Merens aime parcourir la Route Napoléon. Venu de Bruxelles, il emprunte régulièrement à moto, comme des milliers d’amoureux de deux-roues venus de toute l’Europe, un massif peu connu : le Dévoluy. Resté sauvage, il abrite de merveilleux sites pour les spéléologues : des glaciers souterrains. Dans ce massif calcaire, le spéléologue Martinho Rodriguez surveille avec attention ces glaciers dans les profondes cavités de la région. Un univers à la fois féérique et fragile…

« La ville entre en gare » pour tout savoir sur les secrets de la gare de Lyon, un documentaire de Maud Gangler et Pierre Lalanne, le 28/01 à 20h50 sur France3

Autrefois pensées comme de lieux de passage, les gares sont aujourd’hui en pleine mutation. De plus en plus fréquentées, elles s’inscrivent dans un véritable projet urbain et deviennent des ressorts de dynamisation des territoires, offrant de la valeur ajoutée au passage en gare : services, commerces, loisirs. Les gares du XXIème siècle se réinventent pour devenir de véritables lieux d’échanges et de vie. Ce phénomène dont témoigne le documentaire inédit « la ville entre en gare », des millions d’usagers en bénéficient déjà au quotidien.

La ville entre en gare, un documentaire de 110 minutes de Maud Gangler et Pierre Lalanne, production Capa, sera diffusé le 28/01 à 20h45  sur France 3.

La Gare de Lyon est une ville dans la ville : tête de ligne des TGV du soleil mais aussi plaque tournante du réseau banlieue Sud-Est, la Gare accueille plus de 100 millions de voyageurs par an et couvre la moitié du 12ème arrondissement de Paris. Elle est par excellence le lieu du brassage social : le costume cravate côtoie les haillons, les culottes courtes et les seniors s’y croisent et le travailleur du matin jalouse le vacancier du soir. C’est l’espace de toutes les retrouvailles et toutes les séparations…

La Gare de Lyon est aussi l’une des plus belles gares de France. Derrière sa façade classée à l’inventaire des monuments historiques, elle abrite la salle des fresques et une institution gastronomique, le Train Bleu. 2000 personnes font tourner la gare chaque jour. Ils sont chefs de gare, mécaniciens, agents d’accueil, aiguilleurs, conducteurs de TGV…. Leur mission première, pas si simple, faire partir les trains à l’heure et sans incident.

Pour percer les secrets de ce lieu unique en France, nous avons fait parler les hommes et les femmes qui le font vivre au quotidien. A travers leur regard, nous découvrirons le fonctionnement de ce poumon formidable qui se remplit et se vide au gré des départs et des arrivées.

Pour que les clients partent en toute sécurité, la gare s’est dotée d’un commissariat, de 320 caméras de vidéo-surveillance et d’une brigade spécialisée. A sa tête, Frédéric. Il traque depuis 25 ans les nombreux pickpockets qui inventent des techniques toujours plus sophistiquées pour tromper les voyageurs.

Dans la gare tout est fait pour rassurer les passagers avec ces équipes en charge de la sécurité, mais aussi avec le choix de la voix qui les guide. Depuis 30 ans, à la Gare de Lyon, comme dans toutes les autres gares de France, c’est Simone Hérault qui fait les annonces d’arrivées, de départs ou de retards. Elle est sans doute la voix la plus connue de France.

Si la gare est une invitation au voyage, ils sont une cinquantaine à ne jamais partir. A la Gare de Lyon, c’est Chantal Saurois qui s’occupe des sans-abris. Il y a 5 ans, cette employée de la SNCF a réquisitionné des wagons-couchettes pour les transformer en hébergement d’urgence. Un train qui affiche complet tous les soirs.

Pour nourrir ces milliers de voyageurs, la Gare de Lyon cache dans ses sous-sols des usines à sandwichs. Les plus chanceux et les moins pressés grimperont quelques marches pour goûter le gigot d’agneau à la fourme d’Ambert, la spécialité du mythique Train Bleu. Après le départ du dernier train, la gare de Lyon ferme de 1h30 à 4h30. La nuit, c’est le seul moment où la gare retrouve un semblant de calme. L’activité ne s’arrête pas pour autant. Certains services ne peuvent intervenir que la nuit. La mission de Maud Monge, s’assurer que personne ne reste dans l’enceinte de la gare. Avec les équipes de sécurité, elle a la tâche ingrate de faire sortir les voyageurs qui attendent le premier train et surtout les sans-abris. Le personnel d’entretien peut alors tout nettoyer pour accueillir le flot de voyageurs du matin.

Le défi de la Gare de Lyon, concilier son patrimoine exceptionnel avec les nouveaux besoins des voyageurs du XXIème siècle. Jean-Marie Duthilleul est celui qui pense les gares du futur. Architecte en chef de la SNCF, il vient d’offrir à la Gare de Lyon une verrière ultra moderne. Il supervise aussi le chantier qui accueillera de nouveaux commerces et services. A la Gare de Lyon, les hommes d’affaires peuvent déjà louer des bureaux à la journée sous la tour de l’horloge. Dans d’autres gares, on peut aussi se faire couper les cheveux en 10 minutes avant de sauter dans un train ou encore faire une prise de sang dans un laboratoire d’analyses juste en face des quais. La Gare de Lyon s’inspire aussi des gares étrangères comme celle de Saint-Pancras à Londres. Eric Succab, le tout nouveau directeur de la Gare de Lyon s’y rend pour observer la signalétique, les services et les commerces qu’il pourrait implanter dans sa gare à l’avenir. »

« Passion Patrimoine : un balcon sur le dauphiné », un film de Marie Maurice et Franck Dhelens, le 28/11 à 20h45 sur France 3

Aux confins des Alpes et de la Provence, à cheval sur les départements de la Drôme, de l’Isère et des Hautes-Alpes, le Dauphiné recèle une richesse patrimoniale d’exception.

Professeur d’histoire à l’université de Grenoble, Alain Belmont défend les trésors méconnus de sa région depuis près de 30 ans. Aux commandes de son petit avion, mais aussi à terre aux côtés de ses étudiants, cet enfant du pays nous emmène à la découverte de l’histoire prestigieuse de l’ancienne principauté, des monuments oubliés des guerres contre l’ennemi savoyard aux sites naturels les plus secrets. Comme le plateau d’Emparis à la lisière du Parc National des Ecrins.

A 50 km de Valence, aux frontières méridionales du Dauphiné, le village perché de La Laupie est un autre joyau sauvegardé depuis plus de 40 ans par une famille de drômois passionnés, les Armand. Dans les pas de leurs parents et grand-parents, la troisième génération s’attache aujourd’hui à faire revivre cette citadelle médiévale qui a bien failli disparaître sous les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale.

Dominant l’ancienne principauté à 2000 mètres d’altitude, les Hauts-Plateaux du Vercors abritent la plus grande réserve naturelle nationale. Une équipe de scientifiques veille au quotidien sur ces 17 000 hectares de steppes sauvages à l’équilibre fragile. Parmi ces gardiens, Sébastien Blache, protège un trésor millénaire des hauts plateaux : la chouette chevêchette, le plus petit rapace d’Europe.

Nous partons aussi à la rencontre d’un autre amoureux du Vercors, Christophe Aribert. Installé à Uriage-les-Bains au pied du massif, ce chef cuisinier doublement étoilé défend le terroir dauphinois dans sa cuisine. Aux côtés de deux stagiaires mexicaines, il nous entraîne dans un voyage sur les traces des saveurs méconnues de sa région.

90 kilomètres plus à l’est, la Drôme des collines est le berceau d’un monument hors norme : le Palais Idéal du Facteur Cheval. Classé monument historique par André Malraux, cette folie bâtie durant 33 ans par un autodidacte génial est aujourd’hui soigneusement restaurée par des artisans passionnés.

Dans les Terres Froides du nord de l’Isère, à Vertrieu, c’est un village entier qui se mobilise pour faire renaître l’une des maisons fortes qui défendaient les frontières du Dauphiné le long du Rhône. A sa tête, Marie-Françoise Bonnard est une locataire particulière. Architecte du patrimoine, elle s’est installée dans l’ancien corps de logis seigneurial après l’avoir restauré pour le compte de ses propriétaires.

Pour la dernière étape de notre voyage, nous partons en direction de sommet de la Dent de Crolles au-dessus de la vallée de l’Isère. Un terrain de jeu privilégié des Grenoblois et surtout le décor préféré des Diverticimes. Une bande d’amis, photographes amateurs qui s’y retrouvent entre deux journées de travail pour partager leur passion des lumières particulières du massif de la Chartreuse.

Un Balcon sur le Dauphiné, entre vallées et montagnes, un voyage au coeur d’une région d’exception.

Réalisé par Marie Maurice et Franck Dhelens

« Du Lot au Cantal », de Leni Mérat et Dominique Lenglart pour Des Racines et des Ailes le 19/09 sur France 3

Le Lot, surnommé « Terre des Merveilles » avec plus de quatre cents édifices protégés au titre des monuments historiques, est un département riche en châteaux et en villages magnifiques.
Dans le secteur sauvegardé du vieux Cahors, les « Enquêteurs du patrimoine », de l’architecte et archéologue Gilles Séraphin, visitent chaque maison pour mettre au jour des trésors médiévaux. Derrière les papiers peints et les faux plafonds, mais aussi derrière les enduits qui recouvrent les façades, ils révèlent des merveilles pour mieux les préserver. Plus au nord, à Autoire, un jeune architecte lotois a pour mission de protéger un monument inaccessible, le château des Anglais. Il n’hésite pas à descendre en rappel au-dessus de cette fortification datant de la guerre de cent ans pour mieux la comprendre.

Au-dessus de la vallée de la Dordogne, l’impressionnant château médiéval de Castelnau-Bretenoux et sa flamboyante couleur rouge racontent neuf siècles d’histoire. Un joyau classé monument historique dès 1862 et sauvé à l’aube du XXe siècle par un lotois haut en couleurs, le chanteur d’opéra Jean Mouliérat. Il y donnait des grandes fêtes avec le Tout- Paris de l’époque, comme les écrivains Colette et Pierre Loti, le sculpteur Auguste Rodin ou la dernière reine de Madagascar.

Mais le Lot, c’est aussi un vaste plateau calcaire, le Causse du Quercy. Si l’eau y est absente en surface, elle a creusé sous la roche d’innombrables cavités et a fait de cette région le berceau de la spéléologie. Avec le géologue Thierry Pélissier, nous pénétrons dans le plus profond gouffre d’Europe à Padirac. Avec une jeune guide, nous partons sur les
traces d’Edouard-Alfred Martel qui l’explora le premier il y a plus de cent ans. Commençant son trajet là où s’arrêtent les visites guidées, elle fait pour la première fois le voyage pour atteindre « la Grande Barrière ». Une véritable montagne souterraine où Martel a apposé sa signature en 1899.

Le Causse du Quercy abrite un autre patrimoine, un ciel très pur remarquablement épargné par la pollution lumineuse des villes. La profondeur de ses nuits en fait l’une des dernières zones sombres en Europe. Pour profiter du Triangle Noir, un fou d’astronomie, Philippe Canceil, est venu s’installer dans la région il y a vingt ans pour vivre pleinement sa passion. Et pour le protéger, il sillonne le causse pour convaincre les villages d’éteindre la nuit leurs éclairages publics.

A peine franchies les limites avec le département voisin, le Cantal, le paysage change radicalement. La chaîne des monts du Cantal, les plus anciens volcans d’Europe, marque de son empreinte les vallées profondes et les villages aux couleurs de roche basaltique. Un patrimoine géologique que survole pour la première fois en parapente le vulcanologue François Leleu. Sur les contreforts de ce gigantesque ensemble volcanique, Guy et Marie-Joe Chambon continuent de s’isoler chaque été dans leur buron d’altitude pour fabriquer du Salers de tradition. Coûte que coûte ils préservent un savoir-faire et protègent les magnifiques vaches salers qui ont failli disparaître.

Au mois de mai, les plateaux de l’Aubrac Cantalien se couvrent de blanc. La couleur du narcisse, une fleur sauvage qui ne fleurit que deux semaines par an. Entre récolte traditionnelle et transformation, des étudiants de l’école de parfumerie de Grasse, originaires du monde entier, viennent se former au cœur du Cantal. Demain, ils élaboreront les plus grands parfums avec des extraits de narcisse. Dans le nord du département, une poignée d’amoureux des trains font revivre l’une des plus belles voies ferrées de France laissée à l’abandon il y a vingt ans. Qu’ils soient cheminots à la retraite, professeur de musique ou gendarme, tous se retrouvent pendant leur temps libre pour faire circuler leur autorail et restaurer les rails. A la belle saison, ils ouvrent bénévolement la ligne au public pour faire partager ce patrimoine oublié au plus grand nombre.

Du Lot au Cantal, entre les trésors médiévaux du Quercy et les panoramas majestueux des volcans, deux univers et une même passion pour le patrimoine.

Passion patrimoine : « Le Nord au coeur », un reportage de D.Lenglart et F.Vassor, pour Des Racines et Des Ailes, le 7 mars à 20h40 sur France 3.

Entre terre et mer, le Nord-Pas-de-Calais abrite un patrimoine exceptionnel, loin des idées reçues. Au cœur de l’histoire, des passionnés se battent avec énergie pour protéger ce territoire unique.

Philippe Fruitier est photographe aérien et survole depuis quinze ans les paysages du Nord de la France pour témoigner avec ses clichés de la richesse de sa région. Au cœur de la vallée de la Canche, Il nous fait découvrir un monument millénaire et majestueux : la chartreuse de Neuville. Aujourd’hui, une association redonne vie à cette ancienne abbaye.
Avec Najma Maziz une jeune urbaniste, il survole l’ancien bassin minier avec ses cités ouvrières crées au 19ème siècle. Ensemble, ils constituent un dossier pour inscrire ce site au patrimoine mondial de l’Unesco.

Surplombant les mines, les terrils sont aujourd’hui des espaces naturels protégés. Pour Vincent Cohez, naturaliste et petit-fils de mineur, les « montagnes du nord » ne sont pas noires. Elles sont vertes comme la forêt qui les recouvre aujourd’hui et qui abrite une faune et une flore sauvages aux portes des villes.

Aux portes de Saint-Omer, Rémi Colin protège avec son association un des plus grands marais de France, l’Audomarois. Au cœur de ce labyrinthe de canaux édifié au 10ème siècle par des moines venus de Hollande, il relance la fabrication des bacoves et des escutes, les barques traditionnelles du marais.

Au cœur des falaises de craie de la côte d’Opale, dans un sanctuaire naturel, un jeune berger emmène pour la première fois ses brebis pâturer entre le cap Blanc-Nez et le cap Gris-Nez. Quentin Tellier participe à un programme de protection des fragiles landes herbeuses surplombant la mer du Nord.

Fou de char à voile, Alexandre Gauthier a repris et modernisé le restaurant familial de la Madelaine-sous-Montreuil. Classé parmi les cent meilleurs chefs du monde et inspiré par l’atmosphère iodée des grandes plages de la région qu’il parcourt depuis l’enfance, il travaille avec les meilleurs producteurs locaux et réinvente son menu tous les soirs.

Dans les grandes villes des Flandres et de l’Artois, les hôtels de ville sont surmontés par des tours monumentales, les beffrois. Édifiés au Moyen-Âge et véritables emblèmes du Nord-Pas-de-Calais ils abritent encore des carillons qui rythment la vie des habitants. Stefano Coletti est le 35ème carillonneur du beffroi de Douai. Tous les jours, il enseigne à des jeunes douaisiens la maîtrise de cet instrument unique.

Aux pieds du beffroi d’Arras un archéologue hors du commun travaille sur un passé plus récent, celui de la grande guerre. Alain Jacques nous entraîne dans les Carrières Wellington, un fantastique dédale de galeries souterraines, une véritable ville sous la ville. Il continue d’y explorer les kilomètres de cavités qui ont servi d’abri à 24OOO soldats britanniques en 1916.

Témoin d’une autre histoire, celle des grandes invasions médiévales dans l’Avesnois, le château défensif de Potelles appartient à la même famille depuis plus de 5OO ans. Restaurateur d’art autodidacte, Philippe Delsart entraîne dans son sillage les meilleurs artisans de la région pour refaire à neuf le pont-levis de ce monument qui abrite un chef-d’oeuvre, une « poutre de gloire » en bois du 17ème siècle.

Photographe, bénévoles, urbaniste, charpentier de marine, berger, naturaliste, archéologue ou artisan, ils ont tous le Nord au cœur.
« Le Nord au cœur » – Capa Production
Un reportage écrit par Dominique Lenglart et Frédéric Vassort
Réalisé par Dominique Lenglart

« Passion patrimoine : Un voyage en France, de la camargue à la Bretagne », un reportage de M.Maurice et F.Dhelens, pour Des Racines et des Ailes, le 18/01 à 20h35 sur France 3

« Des Racines & des Ailes » propose de traverser la France et de découvrir des marais de la Camargue et des landes et forêts méconnues de la Bretagne.

Entre Rhône et Méditerranée, la Camargue est le plus grand marais de France abritant la plus ancienne réserve naturelle du pays. Nous partirons ensuite à mille kilomètres au nord-ouest des marais de Camargue, à la découverte d’une Bretagne méconnue… La Bretagne intérieure. A l’ombre des côtes qui font sa renommée, ce pays de landes et de forêts recèle des milliers de châteaux et manoirs : une richesse exceptionnelle !

PASSION PATRIMOINE : DE LA CAMARGUE A LA BRETAGNE

Entre Rhône et Méditerranée, le plus grand marais de France, la Camargue, abrite en son cœur la plus ancienne réserve naturelle française. A sa tête, Eric Coulet, un écologue amoureux de la région depuis 37 ans. Secondé par une équipe de biologistes passionnés, il est à pied d’œuvre au quotidien pour protéger les 13 000 hectares de ce sanctuaire interdit, à l’équilibre fragile et menacé par l’érosion du littoral et la montée du niveau de la mer.

Des Camarguais d’origine ou d’adoption se battent à leurs côtés pour préserver les richesses naturelles de leur région. Parmi ces gardiens, Nicolas Gauthier : ancien ingénieur, il défend aujourd’hui la biodiversité des marais en pêchant de manière traditionnelle une espèce invasive, l’écrevisse de Louisiane, avec Armand Arnal, un chef étoilé qui met le terroir camarguais à l’honneur dans sa cuisine.

A l’ouest du delta, au pied des fortifications médiévales d’Aigues-Mortes, les salins dessinent depuis le 6ème siècle une mosaïque de décors uniques. Luc Vernhes, maître-saunier, y perpétue un savoir-faire ancestral en travaillant avec la nature pour façonner l’or blanc. Dans l’étang le plus précieux des salins, il initie une quinzaine de saisonniers à la cueillette d’un nectar rare et capricieux qui ne se montre que quelques jours par an: la fleur de sel.

A 30 km de là, un autre écosystème protégé de Camargue, l’étang du Fangassier. Depuis 40 ans, la Tour du Valat, une fondation scientifique, veille ici sur le seul site français de reproduction des flamants roses, une espèce farouche et vulnérable. 400 volontaires triés sur le volet y ont rendez-vous pour une opération exceptionnelle et périlleuse, qui n’a lieu qu’une fois dans l’année: le baguage de 500 flamants âgés d’à peine deux mois.

Direction 1000 km au nord-ouest des marais de Camargue, à la découverte d’une Bretagne méconnue… la Bretagne intérieure.

A l’ombre des côtes qui font sa renommée, ce pays de landes et de forêts recèle en effet près de 4000 châteaux et manoirs, une richesse architecturale d’une densité unique en Europe.

Architecte du patrimoine, Philippe Perron sauvegarde les trésors secrets de sa région depuis plus de 30 ans. Accompagné d’Olivier Lavigne, un ami tailleur de pierre, il nous emmène à la rencontre de ces monuments qui racontent la longue histoire de la Bretagne centrale, des palais oubliés du duché de Bretagne aux mystérieux mégalithes de la fin de la Préhistoire.

Depuis 8 ans, au cœur des marais de Brière, un parc naturel régional, Philippe et Olivier travaillent avec une association de bénévoles au sauvetage du château-fort de Ranrouët, une sentinelle de pierres qui veille sur la presqu’île guérandaise depuis le 13ème siècle.

70 km plus à l’est, un site unique en Europe: la vallée de l’Erdre, sacrée plus belle rivière de France par François 1er. François Lelièvre, architecte spécialiste du pays nantais et fou de voile, voue une passion à cet affluent de la Loire et aux joyaux extraordinaires qui jalonnent ses rives: une trentaine de châteaux bâtis par de riches négociants nantais à la fin du 18ème siècle.

Aux portes de l’Erdre, un autre trésor méconnu de la Bretagne intérieure: un vaste réseau de canaux conçu par Napoléon 1er pour désenclaver la péninsule au 19ème siècle. Avec sa femme, Philippe Hubert a changé de vie il y a 10 ans pour devenir éclusier sur l’un de ces canaux, l’Ille et Rance. Par passion, le couple a même restauré une péniche de transport bretonne vouée à la casse. Ils nous entraînent pour une croisière en famille sur les traces des merveilles de l’Ille et Rance, jusqu’à la perle noire de la Bretagne, la cité médiévale fortifiée de Dinan.

Un film de Marie Maurice et Franck Dhelens,
Une production CAPA

« Passion patrimoine : Les Cévennes au coeur », un documentaire de Dominique Lenglart, le 28/09 à 20h35 dans Des Racines et des Ailes sur France 3

Ils sont berger, forestier, garde du parc national ou apiculteur. En compagnie d’architectes, d’artisans et de botanistes, tous se battent pour faire vivre et préserver les patrimoines exceptionnels de leur région : les Cévennes.

Avec son association, Eugène Zahner encadre chaque été des jeunes bénévoles pour restaurer le château médiéval de Portes. Accompagné de Martial Martin, fils et petit-fils de mineur, il veille sur ce véritable vaisseau de pierres.

Sur le Causse Méjean, vaste plateau calcaire à 1000 mètres d’altitude, Bruno Descave lutte contre l’invasion des pins noirs plantés dans les années 60. Garde du parc national, il survole ce désert en planeur et travaille avec Christian Avesque. A 83 ans, cette figure cévenole est le dernier berger à faire paître ses brebis en liberté.

Dans le massif de l’Aigoual, un jeune producteur a repris l’exploitation familiale de châtaignes, un fruit qui a nourri les habitants de la région pendant des siècles. Dans sa clède traditionnelle, Rémy Sauvezon est l’un des derniers à savoir encore faire sécher sa récolte. Avec sa farine, un jeune chef revisite les recettes traditionnelles de la région.

A Mercoire, au cœur du parc, les habitants se mobilisent pour sauver les terrasses qui entourent le village. Avant de replanter les mûriers à soie, ils font restaurer les édifices en pierre sèche par des futurs maçons en stage itinérant à travers les Cévennes.

Sur le versant sud du Mont-Lozère, au Pont-de-Monvert Yves Elie se bat pour sauver un savoir-faire ancestral : l’élevage des abeilles. Personnage charismatique, il inventorie les ruchers-troncs typiques de Lozère. Dans ces châtaigniers recouverts de Lauze, il replace les colonies d’abeilles noires qu’il élève dans son rucher laboratoire.

Entre massif central et Méditerranée, ce territoire abrite des trésors que les cévenols protègent avec passion.

DES RACINES ET DES AILES – « PASSION PATRIMOINE : LES CÉVENNES AU CŒUR »
Réalisateur : Dominique LENGLART
CAPA TV / FTV

Le site de Des Racines et des Ailes sur France 3 > cliquez ici

« UN ETE EN FRANCE : du Sud-Ouest à l’Ardèche » le 26/08 à 20h35 sur France 3

Chaque été, pendant les mois de juillet et d’août, la France change. Les grandes villes se vident, les grands axes routiers vivent au rythme des migrations et les sites emblématiques du tourisme estival se remplissent. Les côtes, les terroirs et les massifs montagneux de notre pays grouillent soudain de millions d’estivants venus découvrir les richesses de la toute première destination touristique du monde.

Nous verrons comment des petits villages de montagne se préparent à accueillir les visiteurs et comment des stations balnéaires, presque vides l’hiver, se transforment en véritables ruches au moment de la ruée vers la mer. Car « Un été en France », ce sont aussi des professionnels du tourisme qui font le maximum pour profiter au mieux de la saison : guides nature, restaurateurs, directeurs de campings ou propriétaires de maisons d’hôtes… Ce sont des hommes et des femmes qui se mobilisent pour veiller à la sécurité des estivants, gendarmes, sauveteurs en mer ou maître-nageurs… Sous le soleil, au gré des aléas des vacances, la France devient alors un formidable vivier pour des histoires singulières et des portraits croisés.

Ainsi, sur la Côté Basque, nous suivrons les vacances de Michel. A 70 ans, cet ancien pompier a choisi d’emmener ses deux petits enfants dans un Surf Camp de Biarritz. Et lui aussi compte bien dompter les vagues de la région ! Nous suivrons également les premiers pas de Charlotte,19 ans, qui attaque sa première saison de Maître Nageur Sauveteur sur la plage de Seignosse, dans les Landes, mais aussi le rythme infernal de Pierre, saisonnier dans un bar branché tenu par un champion de surf !

En Ardèche, Michel ouvre une chambre d’hôte dans une ancienne ferme de la région qu’il a entièrement retapée. Il espère faire le plein pour sa toute première saison… La famille Cosson, elle, a opté pour des vacances camping et nature. Sébastien, attaque sa vingtième saison à l’accueil d’un des nombreux clubs de canoë, qui reste l’activité principale de la région. Tarik Mezri Charmasson profite quant à lui de cet été, pour réaliser un rêve : rouvrir le restaurant « l’Auberge des granges » créé autrefois par son grand-père et fermé depuis 20 ans. Enfin, Michel, Marc, Annie et Bernard, originaires d’Alsace, ont décidé de se lancer dans une randonnée en VTT dans le Parc Naturel des Monts d’Ardèche… 4 jours très physiques…

Réalisé par : Leni Mérat, Maud Gangler et Olivier Corre

« UN ETE EN FRANCE : La Côte d’Azur et les Alpes » ce soir à 20h35 sur France 3

Chaque été, pendant les mois de juillet et d’août, la France change. Les grandes villes se vident et les sites emblématiques du tourisme estival se remplissent.

Les côtes, les terroirs et les massifs montagneux de notre pays fourmillent soudain de millions d’estivants venus découvrir les richesses de la toute première destination touristique du monde.

Nous verrons comment des petits villages de montagne se préparent à accueillir les visiteurs et comment des stations balnéaires, presque vides l’hiver, se transforment en ruches au moment de la ruée vers la mer.

Car « Un été en France », ce sont aussi des professionnels du tourisme qui font le maximum pour profiter au mieux de la saison : guides nature, restaurateurs, directeurs de campings ou propriétaires de maisons d’hôtes…

Ce sont des hommes et des femmes qui se mobilisent pour veiller à la sécurité des estivants, gendarmes, sauveteurs en mer ou maître-nageurs… Sous le soleil, la France devient alors un formidable vivier pour des histoires singulières.

un film de Sarah LEBAS, Vincent DUPOUY et Hélène GAUTIER

« Trésors de l’Adriatique », un documentaire de Cyril Denvers et Frédéric Convert, le 12/08 à 20h35, sur France 3

Les plus belles richesses du bassin méditerranéen bordent les eaux claires de la Mer Adriatique.

Amoureux du nautisme et des plages, des hôtels les pieds dans l’eau et du patrimoine, ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à passer leurs vacances tout au long de ses 8OOO kilomètres de côtes.

En Croatie, au large de Dubrovnik, un français prépare des circuits de découverte dans un exceptionnel paysage minéral, l’archipel des Kornati. Longtemps le plus sauvage et le plus méconnu de la Dalmatie, ce parc national s’ouvre progressivement aux visiteurs. Un éco système fragile jalousement protégé par des gardes amoureux de ces 147 îlots .

Indépendant depuis 2OO6, le Monténégro parie lui aussi sur le tourisme pour se développer. A Sveti Stefan, un palace unique au monde vient d’être totalement restauré. Sur cette ancienne île de pêcheurs, chaque maison abrite des suites et les ruelles y sont le couloir de l’hôtel. Une nouvelle histoire commence pour ce lieu hors du commun où se croisaient stars et membres des familles royales dans les années 60.

Près des magnifiques Bouches de Kotor, un couple de parisiens d’origine yougoslave a changé de vie et gère un hôtel de charme au fond d’une baie paradisiaque. Au cœur des montagnes abruptes, Natacha et Mirko sillonnent le pays pour dénicher les plus beaux sites à faire découvrir à leurs clients, comme l’immense lac Skadar et sa réserve de pélicans.

Au cœur des champs d’oliviers du sud de l’Italie, au cœur de la région des Pouilles, Lecce dévoile ses joyaux baroques. Fleuron du tourisme culturel, celle que l’on surnomme « la petite Florence » dévoile à ses milliers de visiteurs des monuments recouverts de pierre blonde. Directeur du musée des arts et de la culture, Antonio Cassiano se bat pour protéger et faire découvrir les merveilles de sa ville. Truculent et amoureux des fameuses glaces à l’italienne, il n’a pas son pareil pour pousser les portes des palais des plus vieilles familles de cette cité aux mille secrets.

« Trésors de l’Adriatique », un voyage entre Italie, Croatie et Monténégro, diffusion le 12/08 à 20h35, sur France 3