L’Effet Papillon, ARTE Reportage, Spécial Investigation : 3 films CAPA sélectionnés au FIGRA 2017

Le FIGRA, Festival International du grand reportage d’actualité et du documentaire de société, a sélectionné 3 reportages réalisés par l’agence CAPA.

Projections et annonce des lauréats du 22 au 26 mars 2017 au Touquet-Paris-Plage.

IRAK : DES AIGUILLES CONTRE LA TERREUR

Un sujet de Marc Garmirian et Laurène Bosc diffusé dans ARTE REPORTAGE
Une coproduction CAPA / ARTE

sélectionné dans la catégorie « COMPÉTITION INTERNATIONALE (moins de de 40 minutes) »

Française d’origine arménienne, Elise Boghossian quitte tous les mois son cabinet d’acupuncture parisien pour soigner les réfugiés syriens et irakiens exilés au Kurdistan. Grâce à deux bus transformés en dispensaires mobiles, son équipe de médecins, infirmiers et psychologues, eux-mêmes réfugiés, accède aux zones oubliées des autres ONG, tout près de la ligne de front avec Daech. Ils prodiguent en moyenne 300 soins par jour, dans 18 sites différents, à des patients chrétiens et yézidis qui souffrent de blessures physiques, mais aussi psychologiques de la guerre. Elise aide aussi à libérer la parole de jeunes femmes yézidis qui ont été traitées comme esclave par les djihadistes. Petite-fille de rescapés du génocide des arméniens en 1915, c’est en référence à son propre passé qu’elle a décidé de s’engager dans l’aide aux victimes de guerre, et de faire de l’acupuncture un instrument humanitaire et politique. Et lorsqu’Elise rencontre des réfugiés chrétiens arméniens qui ont fui Mossoul, c’est toute son histoire personnelle qui remonte à la surface. A 100 ans d’intervalle, la même tragédie se répète, parfois dans les mêmes lieux.

ISRAËL : SOUS LA PRESSION DES ULTRAS

Un sujet de Bethsabée Zarka diffusé dans SPÉCIAL INVESTIGATION (CANAL+)

sélectionné dans dans la catégorie « COMPÉTITION INTERNATIONALE (plus de 40 minutes) »

Dans les rues de Jérusalem, on les reconnaît à leurs longs costumes et grands chapeaux noirs. Leurs épouses portent perruques et jupes sous les genoux. Ces ultra-orthodoxes juifs prônent une lecture fondamentaliste de la Torah et refusent la société moderne. Ils forment une petite communauté radicale, très fermée, hermétique même, dont l’influence pèse de plus en plus sur la société israélienne.

Pour la première fois, une journaliste a réussi à pénétrer cet univers fermé, avec une caméra. Elle en rapporte un témoignage troublant. Un document rare, un portrait d’hommes, de femmes et de leurs très nombreux enfants, dont les projets sont une menace contre les principes démocratiques de l’état d’Israël.

USA : DU PÉTROLE ET DES PLUMES

Un sujet de Bruno Gex diffusé dans L’EFFET PAPILLON (CANAL+)

sélectionné dans la catégorie « COMPÉTITION INTERNATIONALE (moins de 40 minutes) »

Rien de mieux qu’une bonne histoire de cow-boys et d’Indiens. Mais cette fois, les cow-boys risquent de perdre. Depuis 6 mois, les Sioux des plaines du Dakota rameutent leurs frères amérindiens mais aussi le tout Hollywood pour enterrer un projet d’oléoduc à 4 milliards de dollars.

Un projet en partie financé par Donald Trump, c’est dire si ce pipeline est doublement maudit. Les Indiens sont donc sortis fissa de leurs réserves pour camper au bord du fleuve Missouri et défier les bulldozers qui menacent leur eau potable et profanent leurs sites sacrés. Le combat contre les milices privées des multinationales semblait perdu d’avance. Mais la cavalerie du web et des people est arrivée juste à temps pour couper la route au pipeline.

« Comme une maison bleue », le Webdoc sur l’équipe de France masculine de Handball réalisé par Manuel Herrero

Cette série de 12 épisodes de 5 minutes tournée tout au long de l’année 2016 au cœur de « la maison bleue » nous plonge dans l’intimité de l’équipe de France masculine de handball. On y découvre l’esprit de cette équipe hors du commun et la personnalité des hommes qui la composent à travers des portraits intimistes des 6 « cadres » de l’équipe surnommés « les Experts », ainsi que des sujets retraçant les moments forts du groupe. 

La route jusqu’aux Championnats du monde a été jalonnée de péripéties et d’évènements, avec notamment l’Euro en Pologne, les Jeux Olympiques de Rio mais aussi des stages, des rassemblements et des centaines d’heures de travail. Dans des registres différents, chaque moment permet de découvrir les Experts sous un angle intime et humain. Les larmes dans un vestiaire de Cracovie, les mots sans concession échangés à huis clos dans un hôtel en Corse, la sueur sur les versants de la Toussuire ou les regards avant l’annonce d’une sélection deviennent ainsi des enjeux dramatiques qui révèlent la personnalité des personnages, leur mode de fonctionnement et la façon dont l’équipe s’est construite au fil des années.

Plusieurs partis pris ont guidé cette aventure :

– Une transparence totale. Les joueurs et le staff ont accepté la présence du réalisateur et de son chef opérateur dans toutes les situations qui rythment le quotidien de l’équipe, en période de préparation mais aussi lors des compétitions.
– La volonté de ne pas recourir à une écriture chronologique ou les résultats sportifs constitueraient le seul enjeu.
– Un traitement personnel et intime reposant sur la proximité avec les joueurs et de longs entretiens conduits au fil du projet.
– Le choix des intervenants : si la série montre l’ensemble de l’équipe, le récit est articulé autour des 6 joueurs cadres communément surnommés « Les Experts », de Claude Onesta et Didier Dinart.

Une rencontre à l’origine du projet :

C’est à l’occasion de son documentaire « Coachs » diffusé sur Canal+ au printemps 2016, que le réalisateur Manuel Herrero a rencontré Claude Onesta. A l’issue de ce film, le manager général de l’équipe de France masculine de handball lui a proposé d’accompagner la team pendant une année, jusqu’aux Championnats du monde organisés en France en janvier 2017. L’idée de ce projet est de raconter l’esprit de cette équipe hors du commun à travers la personnalité des hommes qui la composent.

« Billet retour pour l’Afghanistan » le 14/01 à 18H35 dans Arte Reportage

Ils sont des milliers d’Afghans, chaque jour, à regagner leur « terre d’origine ». Depuis l’invasion soviétique de 1979 en Afghanistan et la guerre civile qui a suivi, le Pakistan était la principale terre d’accueil des réfugiés afghans. Plus de 2 millions d’entre eux y avaient établi leur vie. Pourtant, depuis quelques mois, le gouvernent pakistanais durcit sa politique migratoire et a décidé de renvoyer l’intégralité de ces réfugiés en Afghanistan d’ici mars 2017. A l’origine de ces expulsions massives, des tensions historiques entre le Pakistan et l’Afghanistan. Islamabad accuse régulièrement les réfugiés afghans de nourrir le terrorisme local. Certains voient de la part des autorités pakistanaises une volonté de déstabiliser encore plus son voisin.

Ces cinq derniers mois, déjà 600 000 personnes ont été expulsées. Avant l’arrivée de l’hiver, ils étaient près de 6000 par jour à traverser la frontière. Pour certains, c’est la première fois qu’ils foulent la terre afghane. Ce reportage nous immerge dans ce retour, véritable parcours du combattant. Ces rapatriés doivent trouver un logement, un travail mais aussi de quoi se nourrir dans un pays où crises économique et sécuritaire sévissent. Ils ne peuvent pas compter sur l’aide du gouvernement afghan, accaparé par le conflit avec les taliban. Pour d’autres, c’est aussi un choc culturel. Pour tous, il faut réapprendre l’Afghanistan.

« Billet retour pour l’Afghanistan », réalisé par constance de Bonnaventure, le 14/01 à 18H35 dans Arte Reportage

« Clandestins, d’autres vies que les vôtres » le 10/01 dans Infrarouge à 23h sur France 2

Ils n’ont pas fui les bombes mais la misère. On les appelle clandestins. Ils travaillent, mais sans papiers. Combien sont-ils ? 400, 500000 peut-être, dans une France de 66 millions d’habitants. À peine 1% de la population, mais qui cristallise beaucoup de peurs et de rejets.

Au pays, ils ont laissé une épouse, un fils, une mère. Ils leur ont promis une vie meilleure. Aujourd’hui ils rasent les murs. Ils sont ceux que les autorités veulent expulser en priorité.

Alors ils acceptent les boulots ingrats, les horaires décalés, les salaires amputés. Souvent ils gagnent moins que le Smic. Souvent, ils paient des impôts. Certains employeurs profitent d’eux. Pas de recours. Comme l’écrivait Hugo : « l’exil, c’est la nudité du droit ».

Malgré les risques, ils sont cinq à prendre la parole. Cinq de ces « migrants économiques », que l’actualité ou l’Administration réduisent parfois à des statistiques. Cinq histoires singulières, à visage découvert.

Sidy le Sénégalais est manœuvre dans le bâtiment.

Emma la Chinoise est elle manucure.

Rahman le Bengladais livre des sushis.

Fanny l’Ivoirienne garde des enfants.

Armando l’Albanais, enfin, est menuisier.

Ils sont en France, parmi nous, depuis cinq, dix, douze ans. Aujourd’hui, pour la première fois, ils parlent. Ils ne font pas de politique, mais racontent la vie. Celle qu’ils ont trouvée ici, celle qu’ils ont fuie, là-bas.

Par ce récit simple et puissant, ils effacent certains préjugés et se dessinent eux-mêmes dans notre paysage. Eux, ces « clandestins », qui ont d’autres vies que les nôtres.

« Clandestins, d’autres vies que les vôtres », un film d’Andrea Rawlins-Gaston et Laurent Follea, le 10/01 dans Infrarouge à 23h sur France 2

Pop Up réalise sa meilleure audience depuis son lancement

Pop Up, le magazine culturel de C8 présenté par Audrey Pulvar et produit par CAPA, a réalisé samedi dernier sa meilleure meilleure audience depuis son lancement le 15 octobre dernier.

Merci aux fidèles, et bienvenue aux nouveaux accros à la culture Pop, toujours plus nombreux !

Retrouvez Pop Up (@PopupOfficiel) sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Snapchat & Instagram

« L’amerrissage dans l’Hudson », le 29/11 dans « Hors de Contrôle » à 20h50 sur RMC Découverte

Le 15 janvier 2009, un avion de ligne amerrit en catastrophe dans la rivière Hudson, au cœur de New York. Les 155 passagers qui étaient à bord de l’appareil sont tous indemnes alors qu’ils n’avaient aucune chance de survivre. En effet, leur avion avait perdu ses deux moteurs suite à la collision avec des oiseaux au décollage.

Le pilote, le capitaine Sullenberger devient un héros national. Certains médias parlent alors de « Miracle de l’Hudson », l’histoire a même été adaptée récemment au cinéma dans le film « Sully » réalisé par Clint Eastwood avec Tom Hanks, prenant la tête du box-office américain.

Pourtant ce « miracle » soulève de nombreuses questions… Comment les réacteurs se sont-ils arrêtés à cause de simples oiseaux ? Comment le pilote a-t-il réussi le défi technique d’amerrir un appareil lancé à 270km/h sur l’eau ? Pourquoi les procédures d’urgence en vigueur à l’époque ont-elles failli causer la mort des 155 passagers ? Un tel accident pourrait-il se reproduire ?

Grâce à des images 3D inédites, nous allons vous faire revivre ce qu’il s’est réellement passé dans l’avion techniquement et scientifiquement.

Les passagers vont nous raconter cet accident de l’intérieur… seconde par seconde. Grâce à leurs témoignages et à ceux des plus grands spécialistes, nous tenterons de comprendre comment cet Airbus A320, considéré comme l’un des plus sûrs au monde, a failli causer une catastrophe hors de contrôle…

« L’amerrissage dans l’Hudson », réalisé par François Tribolet, le 29/11 dans « Hors de Contrôle » à 20h50 sur RMC Découverte

« Les gardiens du bois de Vincennes », le 20/11 à 13h30 dans « TF1 Grands Reportages »

Le bois de Vincennes, 1000 hectares d’arbres, de lacs et de pelouses, un poumon de verdure aux portes de Paris. Chaque année, 11 millions de promeneurs profitent du plus grand espace vert parisien, sur lequel veillent une poignée d’anges gardiens. José le bûcheron, Astrid la policière, Fabrice le soigneur du zoo et Raphaël, le nouveau paysan, se battent chaque jour pour que le bois de Vincennes demeure un havre de bien-être.

Il y a d’abord le gardien de la nature. José est bûcheron municipal, cela fait 18 ans qu’il protège les 200 000 arbres du bois de Vincennes. Quand il n’entretient pas les allées et les sous-bois, ou nettoie les nids de chenilles urticantes pour la sécurité des promeneurs et des sportifs, il récolte de la nourriture pour les animaux du zoo. « Je fais un métier super, quand il y en a qui se tapent les bouchons, nous on est là, vous entendez les oiseaux ? »

Le bois a aussi ses gardiens de la paix. Une brigade spéciale de la police patrouille en VTT dans ses moindres recoins, même les plus obscurs. Quand Astrid la policière est de service, elle fait une trentaine de kilomètres de vélo par jour, surveille le coin des prostituées ou bien mène la chasse aux exhibitionnistes, des promeneurs aux mœurs très particulières : « On sent que malgré tout, ils ne peuvent pas s’empêcher de venir, c’est comme une drogue ! ».

Fabrice est le gardien des animaux. Chef soigneur, il est une sorte de super nounou pour les 2000 mammifères, oiseaux et reptiles du zoo de Vincennes. Il a une mission délicate : repeupler ce lieu mythique qui vient de rouvrir après six ans de travaux. Et ce n’est pas une mince affaire quand arrive un Lamentin, un mammifère marin d’une demie tonne, ou quand le nouveau zèbre destiné à la reproduction se fait encorner par un rhinocéros. « Florian, il s’appelle. C’est son nom. C’est pas top ! Il est vraiment super calme, cet étalon, parce que s’il avait voulu péter la barrière en bois, elle n’aurait pas résisté. Il est vraiment cool ce zèbre ! ».

Le bois a aussi ses gardiens de la terre. Raphaël a créé l’association Vîle Fertile pour relancer une ferme implantée sur un ancien site de l’exposition coloniale de 1931. 600 m2 de terres agricoles remises en culture après un demi-siècle d’abandon. Les bénévoles ont trois ans, la durée de leur bail, pour rentabiliser cette ferme en vendant leur production. Et pour cela, ils ont une arme secrète, cachée à l’autre bout du bois, à l’ombre du château de Vincennes : un tunnel désaffecté qu’ils veulent transformer en champignonnière : « Clairement, on y croit aux champis ! Ça paraît un peu ouf, mais voilà, on croit à des trucs un peu ouf comme ça. »

Grégory est champion de Béhourd, « fracas » en vieux français, un sport plutôt viril où les combattants s’affrontent en armures médiévales. Redécouvert en Russie il y a une vingtaine d’années, le Béhourd a déjà conquis plusieurs centaines de passionnés en France. Grégory s’entraîne dans le bois avant de participer au plus grand tournoi de l’année, celui du château de Vincennes. « Je tape un peu trop fort, je crois que j’ai abîmé ma masse d’arme ! ». Grégory, gardien de l’Histoire et de la mémoire du bois de Vincennes.

« Les gardiens du bois de Vincennes », un reportage de Philippe Poiret et Richard Puech, le 20/11 à 13h30 dans « TF1 Grands Reportages »

« Un balcon sur le Jura », le 16/11 dans « Des racines et des ailes » à 21h sur France 3

« Des Racines et des Ailes » vous propose de découvrir un massif surprenant : entre lacs et forêts, prairies verdoyantes ou immensités enneigées, le Jura est multicolore et changeant. Ce sont les jurassiens, amoureux de leur pays, qui nous entrainent dans une balade dépaysante, hors des sentiers battus.

Tout au long de notre aventure, nous allons descendre peu à peu les marches de cet immense escalier qu’est le massif du Jura : depuis le lac Suisse de Bienne jusqu’aux plateaux du vignoble jurassien. Gaël, un jeune paléontologue suisse, et Michel, un professeur de géologie, nous font découvrir leur région vue d’en haut : avec eux, nous survolons la « petite Écosse », région des lacs aux couleurs dignes des tropiques, la majestueuse Saline Royale d’Arc et Senans, le fort de Joux, sentinelle militaire jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale et enfin, dans la plaine, les vignobles de Château Challon, le célèbre vin jaune jurassien.

Retour au sol. Notre périple continue en moto, dans la vallée de la Loue. Une route vertigineuse sillonne des gorges spectaculaires de village en village. Gaël, le paléontologue, et ses amis motards nous mènent jusqu’à une gigantesque cascade cachée au fond d’un gouffre. Longtemps, on a cru que la source de la rivière était là. Jusqu’au jour où l’usine d’absinthe de Pontarlier a été ravagée par les flammes. Le lendemain, la Loue sentait l’alcool… Il y avait donc bien un lien entre la Loue et le Doubs !

Notre paléontologue nous emmène maintenant à Plagne où nous attend un trésor du Jura : la plus longue piste de dinosaures jamais découverte sur terre. Avec Patrice et Marie-Hélène, les découvreurs, il met à jour de nouvelles traces géantes, des empreintes de plus d’un mètre de long, enfoncées profondément dans le sol par des colosses de plus de 50 tonnes !

Nous quittons le sud du massif en direction du nord de l’arc jurassien. Sur les rives du Doubs, nous entrons par le quartier des tanneurs dans l’ancienne capitale du Comté de Bourgogne. Dans cette partie de la ville basse, très active dès le Moyen Age, de nombreux bars et restaurants ont remplacé les ateliers de tanneurs installés sur les rives du canal. Aline, responsable du patrimoine de cette ville classée, nous entraîne dans la Dole secrète faite de passages au cœur d’hôtels particuliers somptueux, de cachots restés intacts depuis la révolution française, de souterrains cachés. Dole la paisible regorge de surprises.

Nous repartons de Dole en ULM pour survoler l’un des recoins les plus surprenants du massif, la région des lacs. Près de 70 points d’eau ponctuent cette bande étroite entre hauts plateaux et forêts d’altitude. Nous admirons l’éclat et les couleurs de ces lacs naturels, formés il y a 20 000 ans, lors de la fonte des glaciers qui recouvraient toute la région.

Nous rejoignons une équipe de géologues qui va nous faire remonter le temps : Ils sont venus prélever des carottes du sédiment resté intact depuis des millénaires au fond du lac de Chalain. Ces morceaux d’histoire permettront aux scientifiques d’en savoir plus sur le changement climatique et sur la présence des premiers hommes sédentaires au bord de ces étendues d’eau.

A l’est de la région des lacs apparaît la Haute Chaîne, la plus haute marche du grand escalier du Jura. C’est au pied de ces montagnes que l’on produit un fromage d’exception, le Comté. A l’aube, nous rejoignons dans leur champ Fabien et Magali, éleveurs de montbéliardes à Montflovin près de la frontière Suisse. Avec eux, nous découvrons toute la chaine de production du Comté : pâturages, fruitière… stockage. Nous avons le privilège d’entrer dans la cathédrale du Comté, au Fort Saint-Antoine, caché dans la montagne près du lac Saint-Point. Là, au milieu de 100 000 meules de fromage, Claude, maître affineur, nous révèle tous les secrets des meilleurs Comtés.

Le jura, terre de traditions, est aussi le berceau de technologies de pointe. En pleine forêt du Risoux, côté Suisse, Jean-Michel, luthier, et Christophe, garde forestier, partent à la recherche d’un épicéa d’exception. Un arbre qu’on ne déniche qu’après de longues journées de marche au cœur de cette forêt mystérieuse. Le bois parfait de cet arbre tricentenaire sert à fabriquer des panneaux de son design et hi tech, prisés par les mélomanes les plus exigeants.

Les saisons passent, révélant de nouvelles ambiances et de nouvelles couleurs. L’hiver la neige recouvre tout. Le paysage est somptueux. C’est l’occasion pour Sophie, « musheuse » professionnelle, de partir en expédition avec ses chiens. Avec Sancho, moniteur de ski nordique, Sophie nous entraîne dans une balade magnifique et sauvage au cœur de paysages vierges. Sur le chemin, Christine et Fred nous accueillent dans leur chalet d’altitude. Le lendemain, nous partons à l’assaut du Mont d’Or.

Au cours de notre ascension, nous faisons une rencontre inoubliable. Bernard, 93 ans, est l’un des derniers passeurs encore en vie. Pendant la seconde guerre mondiale, à travers la forêt du Risoux, il a guidé vers la liberté ceux qui fuyaient la France occupée. Entre ski hors-pistes et escalade, nous empruntons le chemin périlleux et escarpé de ces résistants… jusqu’à la frontière Suisse.

Notre balade s’achève par un feu de camp sur l’un des sommets du Mont Tendre, côté Suisse. La vue y est exceptionnelle, à 360°, du Lac Léman au Mont Blanc, juste en face.

« Un balcon sur le Jura », réalisé par Gabrielle Drean et Frédéric Vassort, le 16/11 dans « Des racines et des ailes » à 20h50 sur France 3

« Affaire Maillery : Le corbeau est-il le meurtrier ? » le 16/11 à 20h50 dans « Enquêtes Criminelles » sur W9

Pendant près de 30 ans, Marie Pichon, la mère de Christelle Maillery a mené l’un des combats les plus durs : tout faire pour retrouver le meurtrier de sa fille de 16 ans.

Un matin de décembre 1986, dans le local à vélo d’une HLM au Creusot, cette jeune collégienne a été retrouvée morte, poignardée à 31 reprises. Au départ, les policiers en charge de l’affaire ne disposent que de bien maigres indices : le facteur se souvient seulement d’avoir été bousculé près du local à vélo par un jeune homme « au look du chanteur Renaud ».

Rapidement, la clef de ce crime se révèle être dans le huis-clos de cette petite cité où tout le monde se connait. Car Christelle n’aurait jamais suivi un inconnu dans cette cave. Et puis, son corps ne présente aucune trace de lutte.

L’assassin est donc probablement un voisin ou peut-être même un proche. Est-ce son petit ami, Michel, avec lequel Christelle entretenait une relation tumultueuse ? Ou peut-être ce corbeau qui a envoyé une lettre anonyme à la jeune fille quelques jours avant sa mort ? Autant de pistes qui pourtant ne vont pas aboutir tout de suite. Il faudra attendre des années pour que l’enquête connaisse un incroyable rebondissement et qu’un suspect soit enfin identifié.

D’un point de vue de spécialiste judiciaire, c’est vrai : l’affaire Maillery est exceptionnelle, car dans les annales de la justice c’est la première fois qu’un accusé va être jugé 30 ans après les faits. Du jamais vu…

Mais ce qui rend cette histoire véritablement incroyable, c’est la détermination et le courage dont a fait preuve Marie Pichon, la mère de la victime. Une femme discrète, voire timide, qui va sortir d’elle-même pour trouver le meurtrier de sa fille.

Marie Pichon, un petit bout de femme, sans artifice, une voix fluette, se fait inviter sur les plateaux de télévisions. Elle ne veut pas que la mort de sa fille soit jetée aux oubliettes. Une association va l’épauler dans son combat, elle porte le même nom que sa fille, le fait d’un hazard douloureux. En effet, l’association Christelle regroupe 9 familles qui connaissent la même tragédie. La justice n’a pas retrouvé l’assassin de leurs enfants! 9 meurtres non élucidés, dans la même période, et dans le même département : les oubliés de la Saône et Loire… Ensemble, ils vont se battre, et trouver les moyens financiers pour solliciter l’aide d’un cabinet d’avocat qui s’est spécialisé dans la résolution des cold cases.

Jusqu’à ce que leur contre-enquête tombe enfin dans les mains d’un flic intègre et courageux qui va sortir de l’oubli le meurtre de la jeune collégienne et mettre un visage et un nom sur un présumé meurtrier…

Au delà d’une enquête très précise, ce document est le récit d’une histoire qui dépasse la fiction. Où chaque intervenant, de Marie Pichon aux flics retraités en passant par un détective privé, nous plonge dans un palpitant polar du réel qui rend hommage aux oubliés de la machine judiciaire.

« Affaire Maillery : Le corbeau est-il le meurtrier ? », réalisé par Alix Mounou, le 16/11 à 20h50 dans « Enquêtes Criminelles » sur W9 (inédit -10)

La Création Documentaire de Canal+ fait son Moment Américain avec 2 documentaires exclusifs signés CAPA

Alors que le monde est suspendu aux sondages et aux débats télévisés, il faudra attendre le 8 novembre pour connaître l’issue du duel Clinton / Trump. Afin d’accompagner cette soirée exceptionnelle, CANAL+ a sélectionné deux documentaires exclusifs signés CAPA, « Showtime ! » et « Pour qui roule Hollywood ? », deux regards experts sur l’avènement d’une politique du show et du tabloïd.

« Showtime » de Laurence Haïm

Le 8 novembre à 22h50 sur Canal +

Le duel opposant Hillary Clinton à Donald Trump ne ressemble à aucun autre, il est devenu un véritable spectacle et le vainqueur du 8 novembre sera consacré comme une vedette de la téléréalité. La campagne présidentielle avec ses allures de show de Broadway est particulière. Laurence Haïm a suivi la campagne jusque dans les États les plus reculés du pays, les primaires de chaque camp et les conventions à Cleveland et Philadelphie. C’est la politique tabloïd dans tous ses états : il y est plus question de bulletins de santé, de Miss Piggy, de Duck Dynasty que d’Afghanistan, de la situation à Alep ou d’économie, comme le souligne Dan Rather en déplorant cette réalité de la deuxième décennie du XXIe siècle. Les coups distribués sont de plus en plus bas au fur et à mesure que l’on avance dans la campagne. Même Robert De Niro y est allé de sa menace à l’encontre de Trump après la vidéo sexiste impliquant le candidat républicain, que le « Washington Post » a fait fuiter le 7 octobre 2016.

Il faudra la question posée par Ken Bone, un électeur indécis, sur les ressources énergétiques du pays, pour recentrer le deuxième débat entre les deux candidats sur une question politique. Laurence Haïm cherche à comprendre comment le monde politique américain est devenu une arène où tous les coups sont permis. Ce grand spectacle fait les choux gras des réseaux sociaux qui accélèrent et amplifient ce que nous offrent les chaînes d’info continue. It’s SHOWTIME !

« Pour qui roule Hollywood ? » de Vanina Kanban

Le 8 novembre à 23h45 sur Canal +

Le 8 novembre, l’Amérique élira son 45e président. Hollywood, terre de légendes mais aussi d’engagement politique, aura largement contribué au vote. Mais pour qui roule-t-il ? Les démocrates ou les républicains ? Pour le savoir, Vanina Kanban a vécu durant de longues semaines au diapason d’un Hollywood en campagne. Depuis des décennies, emportés par la même fièvre, la cité reine du cinéma et les candidats au poste de président des États-Unis entrent en campagne au même moment. Hollywood devient ainsi l’un des acteurs de la vie politique et sociale des États-Unis.

Perçue comme ouverte, humaniste et tolérante, cette formidable machine à divertir s’inscrit dans l’ordre des choses comme étant à très forte majorité démocrate. Elle s’appuie pour cela sur bon nombre d’artistes – citons George Clooney, Sean Penn, Brad Pitt ou encore Scarlett Johansson – qui n’hésitent pas à prendre position en faveur de leurs candidats à coups de dîners et collectes glamour hautement médiatisés. Mais au-delà des acteurs, réalisateurs ou producteurs qui s’engagent publiquement en faveur de Hillary Clinton, Hollywood reste, essentiellement mais en toute discrétion, conservateur…