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Au sommaire de l’Effet Papillon du 08/02 à 13h40 sur CANAL+

« ISRAËL, LA GUERRE DES CHANTEURS » – Un sujet de Michaël Blum et Cyprien d’Haese

Peut-on chanter de tout et surtout peut-on le faire avec tout le monde ? A cette question, la chanteuse israélienne NOA a répondu implicitement cette semaine. Ouvertement pacifiste, l’interprète ne transige pas avec sa conscience, et encore moins avec les ennemis de l’intérieur. Lundi, l’artiste a boycotté les prix Akum, l’équivalent de nos Victoires de la Musique, et refusé celui qui lui était destiné pour protester contre la distinction d’Ariel ZILBER, un chanteur d’extrême droite également primé. Le lauréat s’est présenté à la cérémonie, mais pas pour chanter.

« ESPAGNE, LE SCANDALE QUI ÉBRANLE LA MONARCHIE » – Un sujet de Ibar Aibar et Benoît Chaumon

Le roi Juan Carlos pensait que 2013 serait l’année la plus terrible de son règne. Mais que dire de 2014 ? Sa fille cadette, déjà mise en examen pour « fraude fiscale et blanchiment d’argent », est chez le juge, soupçonnée d’avoir détourné avec son mari 6 millions d’euros d’argent public pour faire ses courses. Ça fait désordre en ces temps de crise, sans compter que la famille royale est sur un siège éjectable : à peine 1 espagnol sur 2 soutient la monarchie. Aujourd’hui, à défaut de faire rêver, la Couronne espagnole fait grincer.

« MEXIQUE, KIDNAPPING PAR TÉLÉPHONE » – Un sujet de Hugo Van Offel

Au Mexique, l’enlèvement fait désormais partie du folklore local, et c’est en tous cas, une industrie prospère qui peut même se pratiquer, depuis son canapé ou sa cellule de prison, d’où le phénomène est d’ailleurs parti. Plus besoin de se déplacer et de mouiller le maillot pour rançonner, un coup de fil bien senti suffit. Retour vers le futur avec Delorean, un groupe pop espagnol en tournée dans le pays, qui en ont fait récemment l’amère expérience.

Le CHIFFROSCOPE – De David Castello-Lopes, Léonard Cohen et Emmanuel Grand

Les Jeux Olympiques rapportent-ils de l’argent aux pays qui les organisent ?

LE PLANETARIUM – De David Castello-Lopes et Mathieu Leblanc

« Espagne, le crépuscule d’un Roi », dans Spécial Investigation le 18/11 à 22h30 sur Canal+

« Le Crépuscule d’un Roi », une enquête de Caroline du Saint avec Ibar Aibar

Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume espagnol. Depuis deux ans, l’image du Roi Juan Carlos est ternie par une série de scandales. Éclaboussé par une affaire de corruption qui touche son gendre, fragilisé par des soucis de santé, touché par des affaires de mœurs, celui qui a été le Roi le plus populaire d’Europe est profondément affaibli. La Monarchie espagnole résistera t elle au parfum de scandale qui l’enveloppe ?

Avril 2012. Il aura suffi d’une photo, montrant Juan Carlos, posant devant le cadavre d’un éléphant, pour que tout remonte à la surface. Alors que le pays est usé par une crise sans précédent, que 27% de la population est au chômage, l’Espagne découvre que le Roi s’offre des safaris luxueux, à 45 000 euros la semaine… C’est le scandale de trop. L’Espagne découvre l’autre visage de Juan Carlos.

Car cette affaire est loin d’être la seule. Train de vie luxueux, affaires de mœurs, enfants cachés, brouilles familiales.. mais aussi scandales de corruption : le gendre du Roi est poursuivi pour avoir détourné des millions d’euros de fonds public. L’étau se resserre autour de la Famille Royale : la fille du Roi est à son tour touchée par le scandale, elle a même été mise en examen par la justice, avant d’être finalement blanchie.

Juan Carlos a pourtant été l’idole des Espagnols, pendant des décennies. Élevé par le dictateur d’extrême droite Franco, il a réussi la prouesse de se convertir en symbole de la Démocratie… Depuis son couronnement en 1975, le Roi fait l’objet d’un véritable culte… 90% d’opinions favorables pendant 35 ans. Une image positive, soigneusement fabriquée, dans la presse mais pas seulement. La propagande Royale commence même dès l’école…

Depuis, sa popularité s’est effondrée. Pour la première fois, plus de la moitié des Espagnols ont une opinion défavorable du Roi, et réclament une nouvelle Constitution. La crise économique et les scandales ont libéré la parole sur la première institution de l’État. L’image de la famille Royale Espagnole, celle d’une monarchie modeste, proche du peuple, garante de la démocratie en prend un coup. Le Roi Juan Carlos fait l’objet de caricatures, et se fait désormais attaquer dans la presse.

Sur le plan politique, les Républicains surfent sur la vague en réclamant une nouvelle Constitution. D’autres voix s’élèvent pour réclamer l’abdication du Roi, au profit de son fils Felipe, mais il est peut être trop tard pour sauver la Monarchie.