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« D comme débrouille au Mozambique », de Sebastian Perez Pezzani pour les Nouveaux Explorateurs, le 9/07 sur CANAL+

En 1992, après l’une des guerres civiles les plus meurtrières du XXème siècle, le Mozambique est un pays en plein chaos. Aujourd’hui, 20 ans après les cicatrices ne sont toujours pas refermées (ils resterait plus d’1 millions de mines anti-personnelles disséminées a travers tout le pays) et l’économie peine à redécoller.

Loin des clichés misérabilistes Sebastian Perez Pezzani a sillonné ce pays méconnu à la rencontre des génies du système D, ceux qui rendent leur quotidien plus vivable, ceux qui s’inventent un métier.

Un fabriquant de matelas, un inventeur qui permet à ceux qui n’ont plus de jambe de conduire une voiture ou encore le directeur d’une école de la survie, c’est toute une série de personnages hauts en couleur que Sebastian nous fait découvrir.

Embarquez-vous à la découverte du pays le plus étonnant d’Afrique australe : le Mozambique. Un seul objectif : s’attacher à l’humanité, l’intelligence et l’humour de son peuple.

Sebastian Perez Pezzani en quelques mots

Originaire de Montevideo, Sebastian Perez Pezzani n’a que six ans lorsqu’il se réfugie en France avec sa mère et son frère. Il grandit dans une cité de la banlieue lyonnaise où il apprend à la fois le Français et la débrouille ! Passionné par la vidéo, il abandonne ses études de sciences pour se lancer dans le montage puis la réalisation. La caméra sur l’épaule, il sillonne les bas-fonds de la planète à la recherche des nouvelles tendances de la « street culture ». « Même dans les situations les plus désespérées, dit-il, j’ai retrouvé, à chaque fois, la même volonté de s’en sortir et la même ingéniosité pour le faire ».

« Les nouveaux explorateurs », un reportage de Laurent Dy et Grégoire Roudier, le 7/07 à 20h35 dans Envoyé spécial sur France 2

Visiter un hôpital abandonné, pour son architecture art déco, explorer un ancien couvent fermé depuis dix ans, ou passer la nuit du réveillon sur le toit d’une cathédrale… ce sont quelques exemples de ce qu’on appelle l’exploration urbaine – les connaisseurs disent d’Urbex. Une pratique qui est en train de considérablement se développer.

Il s’agit de visiter des espaces situés en dehors des zones d’activité et de passage. Le principe : entrer, explorer, et ressortir sans se faire voir. Et sans dégradations.

Ce qui était un mode de vie underground il y a peu, est en train de sortir de la clandestinité et de devenir un mode de tourisme différent, qui ouvre de nouveaux horizons.

Nous avons filmé deux pionnniers de l’exploration urbaine, Seth et Sentinel, des références même, dans le milieu. La trentaine, ils ont a leur actif des dizaines de sites visités. Leur motivation ? Trouver des traces de l’ancienne vie des bâtiments, repérer les signes de l’activité passée, comme dans ce vieil hôpital désaffecté où ils sont parvenus jusqu’aux salles d’opération, où une partie du mobilier était encore là.

Dans Envoyé Spécial : « Les Nouveaux Explorateurs » Reporter : Laurent Dy JRI : Grégoire Roudier

« Rendez-vous chez moi en Inde », avec Roland Théron, le 22/05 à 15h sur Canal+

Deuxième pays le plus peuplé au monde, l’Inde est en pleine mutation depuis les dernières décennies. Des millions de paysans affluent dans les grandes métropoles. Il faut bien les loger quelque part.

A Mumbaï, Roland Theron rencontre Mayuree. Elle vit avec toute sa famille dans une seule pièce, comme les 450 familles de cet immeuble : un « Chowl », ancien logement ouvrier des usines textiles, typique du centre ville.

En Inde, le contraste entre plus pauvres et plus riches est saisissant. Au nord de Mumbaï, dans l’Etat du Gujarat, Dilip Sanghvi, vendeur de diamants, fait construire sa maison de 1700 mètres carrés, aux murs en onyx, autour d’une porte monumentale.

Plus au nord, dans l’Inde désertique du Rajasthan, explorer l’habitat c’est ouvrir à chaque fois une page d’histoire. A Jodhpur, Roland Theron se perd dans les ruelles de la vile bleue, véritable labyrinthe. Dans le quartier brahmane, Deepak règne en seigneur sur sa famille : 50 personnes dans la même maison : un « Haveli », demeure traditionnelle des riches commerçants, vieille de plus de 500 ans.

Comment faire un ville moderne adaptée à l’Inde d’aujourd’hui ? Certains on déjà essayé. A Chandighar, au début des années 50, juste après l’indépendance de l’Inde, il fallait construire une nouvelle capitale régionale. Nehru, premier ministre de l’époque, engagea l’Inde vers la modernité en confiant le projet à l’architecte français Le Corbusier.

Roland Theron rencontre Mr Sharma, qui travailla avec Le Corbusier pour construire cette ville nouvelle a partir de rien. Une ville pensée au départ pour apporter le confort minimum aux plus démunis.

Pour finir ce voyage d’exception, dans l’Etat de l’Arunachal Pradesh – Inde peu connue du Nord Est – Roland Theron explore les maisons sur pilotis, en bambous, des Adis, une des nombreuses tribus animistes qui vit dans les montagnes, pas loin de la frontière du Tibet.